DES LIEUX PRESTIGIEUX

Pour chaque thème abordé dans nos émissions nous nous efforçons de trouver un lieu prestigieux

Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme

Le musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (mahJ) est le plus grand musée français qui porte sur l'art et l'histoire juifs. Il est installé dans le quartier du Marais dans le 3e  arrondissement de Paris.

Le musée retrace l'histoire de la culture des Juifs d'Europe et du Maghreb du Moyen Age jusqu'au xxe siècle. Sa collection d'objets religieux, de manuscrits et d’œuvres d'art promeut les contributions des Juifs à la France et au monde, particulièrement dans le domaine de l'art. Le musée présente une collection d’objets de culte parmi les plus importantes au monde, ainsi que de riches fonds historiques et ethnographiques. Le MAHJ conserve ainsi 2 700 documents sur l'affaire Dreyfus, donnés par la famille du capitaine Dreyfus.

Une place importante est consacrée à la présence juive dans les arts avec des peintres de l’École de Paris (Chagall, Kikoïne, Soutine…) et des artistes contemporains (Christian Boltanski, Sophie Calle…).

Le MAHJ possède également une médiathèque (bibliothèque, vidéothèque et photothèque) et une librairie ouvertes au public, ainsi qu'un auditorium de 198 places à la programmation variée (conférences, colloques, lectures, cinéma, spectacles, concerts...).

Des visites guidées et des ateliers pour les enfants, les familles et les adultes sont programmés tout au long de l'année.

Mairie de Neuilly-sur-Seine 

En 1879, la décision est prise de faire l’acquisition d’un terrain appartenant à Mme Balsan, située à proximité du rond-point d’Inkermann, entre l’avenue du Roule et le boulevard d’Argenson.

Un concours d’architecte fut ouvert en 1881. Le lauréat, M. André, chargé de travaux très importants à Lyon, renonça au projet au profit de deux architectes, MM. Dutocq et Simonet. Commencés en 1882, les travaux de construction se sont poursuivit, sans interruption, jusqu’à leur entier achévement en 1885.

Queqlues mois plus tard, le 16 janvier 1886, le nouvel Hôtel de ville était inauguré officiellement en présence de M. Poubelle, préfet de la Seine. L’ancienne Mairie de Sablonville, dorénavant affectée à l’usage exclusif de la Justice de Paix, sera démolie en 1897, pour laisser place à une nouvelle Justice de Paix, ainsi qu’une école maternelle qui abritent aujourd’hui le Centre Culturel Louis de Bröglie.

Dans leur aménagement intérieur, les différents services administratifs de la nouvelle Mairie présentaient la disposition suivante : au rez-de-chaussée on trouvait, avec la loge du concierge, le bureau du préposé en chef de l’octroi, la bibliothèque municipale, le commissariat de police et le secrétariat du bureau de bienfaisance ; l’entresol était occupé par les bureaux du secrétariat général, de l’état civil, du percepteur des contributions directes et la recette municipale. Le premier étage, comprenait les cabinets du maire, des adjoints et du secrétaire général, une salle de commissions, la salle des fêtes encadrée par la salle des mariages et celle du Conseil municipal. Le second étage comprenait un bureau pour le lieutenant et un logement pour le clairon des sapeurs-pompiers, les services de la voirie et une grande pièce pour les archives. Dans les sous-sols se trouvaient différentes salles de sociétés et les violons du commissariat.

Grande synagogue de Paris

La Victoire, une histoire d’amour avec la France 
Depuis la Révolution qui accorda la citoyenneté à la communauté juive française en 1791, et surtout depuis le Premier Empire au cours duquel l’empereur Napoléon Ier a mis sur pied les structures d’organisation du culte israélite en créant le Consistoire Israélite de France en 1808, les juifs français ont voué un attachement profond à la patrie qui leur accordait l’égalité des droits avec les autres citoyens.
Pendant la Restauration de la monarchie de 1815 à 1848 et surtout sous le Second Empire de 1850 à 1870, la communauté juive parisienne a plus que doublé passant de 12.000 à 25.000 membres.
Au cours du Second Empire les juifs ont très largement participé à la révolution industrielle de la France ainsi qu’au rayonnement culturel de Paris. Le quartier de l’Opéra, restructuré par le Baron Haussmann, est devenu le centre économique et culturel de cette époque en accueillant les sièges des grandes banques et des compagnies d’assurances, ceux des grandes entreprises industrielles et commerciales de l’époque, compagnies ferroviaires et grands magasins, mais aussi les grands théâtres comme l’Opéra Garnier ou l’Opéra-Comique, et le Grand Hôtel.
L’empereur Napoléon III très reconnaissant pour le dynamisme qu’apportaient les grands financiers et entrepreneurs juifs au rayonnement de Paris et de la France a voulu doter la communauté israélite d’un lieu de culte digne de son importance. La première grande synagogue de Paris, celle de la rue ND de Nazareth, créée en 1830, étant beaucoup trop petite et surtout située dans un quartier moins prestigieux que celui de l’Opéra, où toute la bourgeoisie juive s’était installée.
Sous l’égide du Grand Rabbin Lazare Isidore et de Gustave de Rothschild les travaux de la synagogue de la Victoire ont débuté en 1867, sur l’emplacement d’un hôtel particulier offert en cadeau de noces par Napoléon Bonaparte à son frère Louis lors de son mariage avec Hortense de Beauharnais, elle-même fille d’un premier mariage de l’impératrice Joséphine, Louis Bonaparte et Hortense étant les parents de l’Empereur Napoléon III.
Le terrain a été offert à la Ville de Paris par la famille impériale et les travaux de la synagogue ont été financés par la communauté juive et principalement par la famille Rothschild, d’où le surnom de Rothschild Schule souvent donné à La Victoire
Initialement la Grande Synagogue devait ouvrir sur l’actuelle rue de Châteaudun, beaucoup plus large que la rue de la Victoire, mais l’épouse de Napoléon III, l’impératrice Eugénie, espagnole, ne partageait pas l’affection de son mari pour les juifs. Aussi a-t-elle refusé que l’entrée d’une synagogue puisse se faire à mi-chemin entre les deux églises du quartier : La Trinité et ND de Lorette. L’entrée principale de la synagogue est donc sur la rue de la Victoire, nom donné en mémoire de la campagne victorieuse de Bonaparte en Italie ; la synagogue est, dès lors, orientée vers le nord et non vers Jérusalem comme l’aurait exigé la tradition.
La guerre entre la France et l’Allemagne de 1870 puis la Commune ont interrompu les travaux et ce n’est qu’en 1874 que la synagogue a été inaugurée, puis ouverte au public en 1875.